Le tueur à la cravate / Marie-Aude Murail. - Paris : Ecole des Loisirs, 2010


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Grâce à quelques clics et une adresse mail bidon, Ruth Cassel a pu s’inscrire sur le site perdu-de-vue.com et y déposer une vieille photo de classe en noir et blanc trouvée dans les affaires de son père. La manip n’a qu’un seul but : l’aider à différencier les deux blondes aux yeux noisette sur la photo, Marie-Ève et Ève-Marie, respectivement la mère de Ruth et sa sœur jumelle, décédées à vingt ans d’intervalle.

Très vite, comme s’ils avaient attendu ce signal, des anciens de la terminale S3 se manifestent. L’ex-beau gosse de la classe, une prof de philo à la retraite, une copine des jumelles et, en prime, un grand-père dont Ruth ne soupçonnait pas l’existence, s’empressent de répondre. Tout pourrait s’arrêter là… Mais la photo de classe a réveillé de terribles souvenirs. Les e-mails évoquent un meurtre commis l’année de la terminale, celui d’Ève-Marie. Ils parlent d’un étrangleur récidiviste, le tueur à la cravate. Bien plus effrayant, ils mettent en cause l’une des personnes que Ruth aime le plus au monde, son propre père, Martin Cassel…

Marie-Aude Murail se lance dans le thriller version ado et c'est plutôt réussi.
Un peu léger si on le regarde avec nos yeux d'adultes qui en ont lu d'autres, mais le suspens et la construction sont là.
Choix surprenant que le thriller, mais on retrouve toujours ce style qui la caractérise.

Mais la partie du livre que j'ai dévoré, et même relu, c'est la fin, les 70 dernières pages. il ne s'agit pas du dénouement de l'intrigue, mais d'un journal de bord sur la création du livre.
Le cheminement de Marie-Aude entre la fin de "Malo de Lange" et l'amorce de ce livre-ci. Jour après jour, elle nous livre ses pistes d'écriture, ses idées en pagaille, ses moments de doute et toute l'élaboration mentale d'un de ses romans.

A mon sens, totalement passionnant !